Résumé

Mémoires d'un exilé de douze ans… (1832)

Le fils du roi, depuis Louis XIV, naquit, après vingt-deux ans de stérilité, d'Anne d'Autriche : aussi le peuple lui donna-t-il comme à vous, mon prince, le surnom de Dieu-Donné. La gloire de son règne lui mérita depuis celui de Grand. Louis XIV avait tout ce qu'il fallait pour faire de glorieuses actions; cependant peut-être oublia-t-il trop , dans ses goûts de grandeurs, que le peuple comptait ses énormes dépenses. Il aima la guerre; mais dans l'histoire de son règne vous apprécierez le bien et le mal qui s'y trouvèrent.
Source : Gallica

Mémoires d'un exilé de douze ans… (1832)

Quelle horreur ! m'écriai-je, et comment un homme en peut-il assassiner un autre ! Je comprends la guerre et la mort qu'elle entraîne; mais ravir l'existence de son semblable froidement, sans attaque ni défense, c'est horrible.
Hélas ! reprit M. de Rivière, ce ne fut point le seul assassinat dont la France fut souillée. A son lit de mort, Henri III nomma roi de France Henri, roi de Navarre, et de ce moment Henri IV. Vous connaissez ses malheurs et le bien qu'il a fait; je sais que c'est votre héros, mon prince, et le modèle que vous vous proposez
Source : Gallica

Mémoires d'un exilé de douze ans… (1832)

Sa Majesté, me remettant à vous, monsieur de Rivière, prononça ces paroles avec émotion :
« Duc de Rivière, je vous donne la plus grande marque de confiance en remettant entre vos mains l'éducation de l'enfant de la Providence; il appartient autant à la France qu'à sa mère.
— 97 — Rendez-le digne du nom qu'elle lui a donné, nom qui doit influer sur sa vie entière. Que le don de Dieu soit toujours béni par le peuple. Monsieur le duc, aimez-le, mais sans faiblesse; souvenez-vous que ses fautes seraient inexcusables, car il doit être roi. »
Source : Gallica

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