Résumé

Gustave Monod Éloge de M. Marjolin : prononcé à la séance annuelle de la Société de chirurgie… (1872)

Il est rare de rencontrer une plus brillante et plus douce vie.
Beaucoup d'autres ont, comme Marjolin, conquis la fortune et la renommée; quelques-uns ont accumulé des titres scientifiques plus nombreux et une opulence plus grande, mais que de fois, hélas! c'est au prix du véritable bonheur! Que de fois, arrivés au terme de leur carrière, ils se sont aperçus avec amertume qu'ils n'avaient pas atteint le but pour lequel ils avaient consumé leur vie, comblés de bien et d'honneurs, mais cherchant toujours ce qui leur manquait, rassasiés, mais toujours affamés!
Source : Gallica

Gustave Monod Éloge de M. Marjolin : prononcé à la séance annuelle de la Société de chirurgie… (1872)

Les difficultés augmentent d'année en année avec le nombre d'hommes - qui se distinguent, et ceux d'entre nous qui ont à peine échangé le rôle de concurrents pour celui de juges peuvent répéter à ceux qui se pressent dans l'arène des concours, ce que Richerand disait à quelques-uns de nous, au sortir des épreuves d'une place d'aide d'anatomie: « Je suis bien heureux, Messieurs, d'être venu vingt ans plus tôt. »
Marjolin aurait certainement frayé sa route vingt ans plus tard, mais il eût chèrement payé la victoire.
Source : Gallica

Gustave Monod Éloge de M. Marjolin : prononcé à la séance annuelle de la Société de chirurgie… (1872)

Il ne peut vouloir se soustraire à cette obligation conservatrice de la société sans encourir la honte, sans s'exposer au mépris. Pour lui, d'ailleurs, l'obligation au travail est bien plus facile : loin d'être un poids difficile a supporter, elle devient l'élément principal de son bonheur
Source : Gallica

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