Résumé

Albert Lemoine Discours prononcés, le 29 décembre 1868… (1863)

La mort de M. Emile Saisset enlevé prématurément, à l'âge de quarante-neuf ans, dans la plénitude de son talent, qui n'avait jamais cessé de croître, est un deuil pour l'Institut où il venait d'entrer, pour la Faculté des Lettres où ses leçons attiraient depuis tant d'années une foule sympathique, pour la philosophie qu'il cultivait avec amour et dont plus que personne il savait, par l'admirable lucidité de son enseignement, éclaircir les obscurités, pour le monde enfin où il portait la distinction de ses manières et tous les charmes d'un esprit pénétrant et délicat.
Source : Gallica

Albert Lemoine Discours prononcés, le 29 décembre 1868… (1863)

Ce n'est pas seulement l'amitié et la reconnaissance qui souffrent en cette amère circonstance : c'est la science, c'est la philosophie, c'est l'enseignement. Personne n'ignore, et personne n'oubliera les services que M. Emile Saisset a rendus à la philosophie. Il y portait une admirable pénétration, une lumière qui rendait faciles les questions les plus obscures, une autorité qui chaque jour croissait avec son talent, une éloquence noble, élégante et ferme.
Source : Gallica

Albert Lemoine Discours prononcés, le 29 décembre 1868… (1863)

Il a consacré toute sa vie à deux entreprises : défendre les droits de la philosophie, et, en philosophie même, défendre les droits du spiritualisme. Jamais il n'a séparé ces deux causes ; et ceux qui suivront ses écrits verront avec quelle fermeté, de quelle constance, il a toujours suivi cette double pensée. A la vérité, il n'a jamais cru que le devoir de la philosophie fût de porter la guerre dans un autre camp : et toutes les fois qu'une honorable alliance a été possible, il y a prêté les mains, mais sans sacrifier jamais l'indépendance philosophique
Source : Gallica

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