Résumé

A la mémoire de Monsieur Valette… (1878)

La mort n'épargne pas ses coups à notre Académie : hier elle frappait le marquis d'Audiffret ; aujourd'hui, c'est notre cher Valette qu'elle nous enlève. Pour apprécier dignement ce jurisconsulte de premier ordre, ce professeur tant recherché pour la netteté et la sûreté de son jugement, ce caractère droit, ce cœur aimant, cet esprit fin et profond, cet homme de bien par excellence, il eût fallu un discours. Mais l'homme qui a fui toute sa vie le bruit et l'éclat n'en a pas voulu sur sa tombe.
Source : Gallica

A la mémoire de Monsieur Valette… (1878)

Puisque la modestie de M. Valette n'a point voulu d'éloges, le Barreau ne peut que s'associer du fond du cœur aux regrets qui viennent d'être exprimés. M. Valette comptait au palais, dans ce palais qu'il aimait et dont il était aimé, un grand nombre de ses anciens élèves devenus ses confrères : tous avaient gardé pour lui un souvenir reconnaissant et une sorte de piété filiale. Il semblait qu'il fût parmi nous le trait d'union entre la science abstraite du droit et ses applications fécondes au monde agité des affaires et des intérêts. Sa perte nous laisse des regrets qui seront ineffaçables.
Source : Gallica

A la mémoire de Monsieur Valette… (1878)

Doué d'une intelligence puissante et d'une énergique volonté, sa fermeté n'a pas fléchi, sous les atteintes même du mal cruel qui nous l'a ravi. Il est mort, comme aurait fait un jurisconsulte romain, disant le droit, jusqu'à la dernière heure. Il avait foi en Dieu et au devoir.
Adieu Valette, ! tu n'es pas mort tout entier pour nous.
La perfection de tes ouvrages nous reste comme un modèle, et une idée élevée demeure attachée à ton nom ; tu as honoré ton passage sur la terre.
Source : Gallica

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