Maurice Croiset, Le Collège de France - Son rôle présent et son avenir
“ Et, lorsqu’on y réfléchit, il n’y a rien là que de naturel. En face de nos anciennes Facultés, dispersées, dénuées de cohésion et d’autonomie, réduites au minimum de chaires, le Collège de France, dans les deux premiers tiers du XIXe siècle, était vraiment la seule Université qu’il y eût dans notre pays. Là, le rapprochement d’hommes éminens, le contact des sciences diverses, l’habitude de délibérer en commun, l’attachement à une même tradition, l’usage des mêmes libertés, le dévouement à un même idéal créaient un mouvement d’esprit qui n’existait au même degré nulle part ailleurs. ”
