Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Les Chaires d’Économie politique en France

Est-il permis de croire que l’économie politique n’ait rien à y voir ? Elle fait, dit-on, de la richesse une entité abstraite sans tenir compte de la manière dont la fortune s’acquiert. C’est méconnaître un devoir et mériter les qualifications malsonnantes qu’on lui donne. Même comme doctrine, ajoute-t-on, il y a là un oubli et un vide. La science, dans ses définitions des capitaux, a négligé les plus essentiels. L’honnêteté est un capital, la vertu est un capital.
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À cette violence contre les faits, Blanqui en ajoutait une plus grave contre les principes. La force essentielle de l’économie politique est dans son universalité : elle ne s’adresse ni à un peuple ni à un état, mais à tous les états et à tous les peuples, sans se préoccuper des différences qui tiennent aux mœurs, aux coutumes, aux intérêts et au génie. Elle n’a d’action véritable que si elle obtient le consentement du monde civilisé et par le avec lui une langue commune. La distinction de Blanqui, si elle eût été admise, eût amené la ruine et la confusion de la science.
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Dans la doctrine, il a également posé des problèmes qui sont à lui et qui prêtent à la controverse. L’un concerne les prix de revient, l’autre la valeur en usage. On sait quelle place tient en économie politique la loi de l’offre et de la demande qu’on peut appeler la loi du marché. L’offre représente la quantité des produits qui cherchent un acheteur, la demande est la quantité des produits que l’on désire acquérir. La demande est-elle forte et l’offre faible, les prix se maintiennent ou s’élèvent. Au contraire, l’offre est-elle abondante et la demande rare, à l’instant les prix déclinent.
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