Résumé

Auguste Dupoty Promenades au Muséum d'histoire naturelle (1851)

Par quel aveuglement, en effet, ou par quels calculs certains professeurs,- en même temps qu'ils précisent avec tant de soin et de raison, au nom de la logique, la limite où cesse l'autorité de la science, c'est-à-dire le positif des faits scientifiés, et celle où commence le règne, ou plutôt l'usurpation de l'hypothèse, — prennent-ils avec tant d'aplomb l'affirmative, pour parler cause première, création, pour aborder tant d'autres thèses sur lesquelles, ainsi que nous le prouverons ailleurs, ils n'auront jamais dans le cerveau quelque chose qui mérite le nom d'idées?
Source : Gallica

Auguste Dupoty Promenades au Muséum d'histoire naturelle (1851)

Dans une institution de haut enseignement, pourquoi pas de physique générale? Gay-Lussac n'y professait-il pas la chimie générale? Les Généralités, les hauteurs de la science ne devraient-elles pas être l'objet exclusif du haut enseignement? Oui, sans contredit; dans chacune des sciences naturelles les applications ne devraient figurer que relativement à l'étude des autres, et non à l'industrie, à l'agriculture, au commerce, aux arts et même aux professions.
Source : Gallica

Auguste Dupoty Promenades au Muséum d'histoire naturelle (1851)

Oui, nous constatons, à regret, qu'au Muséum les professeurs sont, en général, des savants trop spéciaux pour être philosophes dans la largeur du terme, trop occupés au dehors pour bien s'appartenir, et, d'ailleurs, trop officiels pour dire toute leur pensée, souvent même pour ne pas dire autre chose que leur pensée! Avec cela, il est vrai, on est bien en cour, quand il y en a une; on n'est pas mal à Rome; car cela donne une contenance, un vernis de religiosité. Mais avec cela on laisse l'esprit humain dans ses langes et le haut enseignement au berceau.
Source : Gallica

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