Robert Beudant

Résumé

Robert Beudant Joseph Hitier, 1865-1930 (1931)

J'étais venu à Grenoble en novembre 1890, Capitant avait suivi en novembre 1891 et je vois encore, comme si c'était hier, l'arrivée d'Hitier, avec lequel je m'étais lié à Paris d'étroite amitié. Il avait alors toutes les séductions de la jeunesse, qu'il devait garder si longtemps : la taille élancée, la démarche alerte, les cheveux noirs comme l'aile d'un corbeau, la moustache épaisse et portée crânement, à la houzarde, les yeux bleus, à la fois caressants et vifs, souvent rieurs et quelquefois durs, l'allure d'un lieutenant de légère plutôt que celle d'un professeur.
Source : Gallica

Robert Beudant Joseph Hitier, 1865-1930 (1931)

Laissant de côté tout ce qui concerne l'organisation intérieure de l'entreprise agricole, le « ménage des champs », comme disait jadis Olivier de Serres et qui est du domaine de la pure technique, il s'attache — et c'est ainsi que lui-même s'exprime dans la notice déjà citée qu'il a consacrée à Souchon — aux rapports de l'entreprise agricole avec le milieu, économique dans lequel elle est insérée ; l'économie rurale n'est pour lui qu'une partie de l'économie générale, l'étude du monde et des choses agricoles envisagés sous leur aspect économique.
Source : Gallica

Robert Beudant Joseph Hitier, 1865-1930 (1931)

Professeur ou écrivain, Hitier est tout le contraire d'un doctrinaire. Il a beaucoup étudié l'histoire des doctrines économiques et s'est eflorcé de les comprendre, d'en démêler les origines, d'en suivre les développements, d'en rechercher l'influence et d'en discerner les conséquences plus que de les juger et de prendre parti entre elles. D'ailleurs, il était d'un temps où les' économistes se penchent sur les faits plus volontiers que sur les principes et ont perdu l'habitude de s'échauffer pour ou contre les anathèmes du libéralisme économique.
Source : Gallica

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