Robert Beudant, Joseph Hitier, 1865-1930 (1931)
“ J'étais venu à Grenoble en novembre 1890, Capitant avait suivi en novembre 1891 et je vois encore, comme si c'était hier, l'arrivée d'Hitier, avec lequel je m'étais lié à Paris d'étroite amitié. Il avait alors toutes les séductions de la jeunesse, qu'il devait garder si longtemps : la taille élancée, la démarche alerte, les cheveux noirs comme l'aile d'un corbeau, la moustache épaisse et portée crânement, à la houzarde, les yeux bleus, à la fois caressants et vifs, souvent rieurs et quelquefois durs, l'allure d'un lieutenant de légère plutôt que celle d'un professeur. ”
