Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Économistes contemporains. — Frédéric Bastiat…

Mugron n’entendait pas raillerie là-dessus; tout ce qui venait de l’Angleterre y était pris en mauvaise part. Bastiat seul montrait un peu de tolérance et rompait des lances au besoin en faveur de ces pauvres insulaires mis au ban de l’opinion. Il aimait et cultivait la littérature anglaise, il admirait le bon sens de ce peuple qui sait s’arrêter à temps sans reculer jamais, mêle à l’égoïsme le plus raffiné une grandeur de vues et une habileté de conduite qu’on ne saurait méconnaître, et se garde bien de se nuire à lui-même, s’il se montre peu scrupuleux sur les moyens de nuire à autrui.
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Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Économistes contemporains. — Frédéric Bastiat…

Bastiat a quarante-trois ans, et son obscurité lui pèse; aucun des efforts qu’il a faits ne l’a complètement servi; il sent qu’il n’est pas sur son véritable théâtre, et bien des motifs l’y retiennent pourtant, ses fonctions, ses habitudes, sa santé chancelante, le soin de ses affaires, ses affections de famille, par-dessus tout une timidité naturelle et une grande fierté de sentimens. Si la destinée ne s’en mêle pas, il restera où il est, dans son humble sphère, avec des velléités qui se combattent et la conscience d’un but qui semble reculer devant lui
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Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Économistes contemporains. — Frédéric Bastiat…

La ville est riche, les habitans sont ingénieux ; il lui semble que des cours publics y réussiraient. Il y aura une chaire d’économie politique, une chaire d’histoire, une chaire de mécanique; on arrivera à former un athénée, avec des salles et une bibliothèque ouvertes à la population lettrée; dût-il en faire les frais, il essaiera : illusions naïves qui, à l’épreuve, s’évanouiront, mais qui n’en témoignent pas moins de l’état de son esprit!
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