Raymond Duguay

Résumé

Raymond Duguay Écoles et cours d'agriculture (1903)

Il en doit être de même à l'école pratique, si l'on veut que l'enseignement soit toujours à la portée de l'intelligence des enfants et qu'il produise sur leur esprit une impression durable. Le rôle du professeur ne consiste pas à dicter un cours aux élèves, à leur faire apprendre et réciter des formules, mais à professer d'une manière expérimentale, à démontrer par la pratique ce qu'il vient de dire et à s'assurer par de fréquentes interrogations que les élèves ont bien compris la question ou la leçon. L'enseignement doit donc être une série de leçons de choses
Source : Gallica

Raymond Duguay Écoles et cours d'agriculture (1903)

Les écoles pratiques d'agriculture ont formé de bons praticiens; tout ce que l'on peut souhaiter, c'est que le recrutement des élèves devienne plus facile. Trop de cultivateurs, encore imbus d'une sorte de défiance à l'égard d'un enseignement qui n'est plus simplement empirique, n'admettent pas que leurs méthodes de culture soient perfectibles et qu'on puisse apprendre à leurs enfants des choses qu'ils ignorent eux-mêmes. Ils s'imaginent qu'on en sait toujours assez pour travailler la terre. L'incertitude des résultats de l'enseignement et le prix de la pension en font hésiter d'autres.
Source : Gallica

Raymond Duguay Écoles et cours d'agriculture (1903)

Les fermes-écoles qui subsistent en France ont élevé le niveau de leur enseignement. Il en est, comme la ferme de Nolhac, qui égalent les meilleures écoles pratiques d'agriculture, sans viser toutefois à faire des apprentis des petits savants. Pour labourer, semer, moissonner, il n'est pas nécessaire de posséder des connaissances approfondies en physique, chimie, botanique, zoologie... Cette encyclopédie d'école ne vaut que par les notions pratiques qu'un cultivateur peut utiliser.
Source : Gallica

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