Résumé

Michel-Nicolas Gérard De l'enseignement pratique de l'agriculture… (1839)

Dans cet enseignement, tout le monde n'aura pas non plus le même but, tout le monde n'aura pas les mêmes fins. Il y a dans l'agriculture, a dit M. de Dombasle, la science, l'art et le métier, classement admirablement vrai, sur lequel il n'est pas inutile que je fixe de nouveau l'attention.
La science cherche et découvre, l'art compare et choisit, le métier accepte et pratique. L'art sert de transition entre la science et le métier; l'art emprunte à la science, et le métier à l'art; l'art tient.
Source : Gallica

Michel-Nicolas Gérard De l'enseignement pratique de l'agriculture… (1839)

Or quel serait le but d'une école intermédiaire d'agriculture analogue à celle d'Hofwyl et se rapprochant de nos écoles d'arts et métiers? Ce ne serait
certainement pas de faire des savants, qu'on appelle communément agronomes, mais ce serait de former de simples cultivateurs, de bons contre-maîtres, et même aussi d'habiles ouvriers, capables d'en diriger d'autres. Dans ce but qu'on ne doit jamais perdre de vue, l'esprit de pratique et d'utilité exclut de l'éducation tout ce qui serait superficiel et vague, comme il en exclut aussi tout ce qui serait trop élevé, trop transcendant
Source : Gallica

Michel-Nicolas Gérard De l'enseignement pratique de l'agriculture… (1839)

En agriculture, en effet, tout est soumis à des chances : en cela, cet art se trouve avoir avec la médecine des rapports qu'on ne peut nier ; même obscurité, même incertitude dans leurs opérations respectives. Lorsqu'un médecin fait une ordonnance pour un malade, il la fait avec conscience, il la fait dans l'intérêt de l'humanité, il la fait avec l'appui de la science ; mais, si les conséquences ne répondent pas au principe, si l'exception trompe la règle, nous en prendrons-nous au médecin ? Il en est de même de l'agriculteur : il exécute une opération qu'il croit bonne, et qui l'est en effet
Source : Gallica

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