Résumé

Charles Joly Note sur l'enseignement agricole en France et à l'étranger

Sera-ce la France, avec son goût incontestable et son esprit d’invention, mais avec ses armées permanentes, son budget écrasant, ses ministres de passage et ses impôts plus forts que dans toute l’Europe ? Les étrangers ont-ils tort quand ils disent que Paris n’est qu’un théâtre de polichinelles, un gargantua qui, en quinze ans, a consommé trente ou quarante ministres de l’agriculture ? Que peut faire un homme qui a à peine le temps d’endosser son costume officiel et de connaître ses chefs de service ?
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Charles Joly Note sur l'enseignement agricole en France et à l'étranger

Quand on examine de près notre situation commerciale, si gênée aujourd’hui, il semble que le remède est bien simple [6] ; gardons notre marché intérieur et égalisons par des mesures de douanes nos conditions de production avec celles de nos voisins. Soit, mais n’allons-nous pas augmenter chez nous le prix de la vie matérielle ? Oublions-nous que nous sommes le peuple le plus imposé de l’Europe ? Que le blé, le pétrole, le fer, le charbon, la viande, la laine, tout cela se produit à meilleur marché hors de chez nous ?
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Charles Joly Note sur l'enseignement agricole en France et à l'étranger

Je craindrais de fatiguer le lecteur en continuant cette longue énumération d’écoles, de sociétés, de laboratoires et d’académies de tous genres, qui prouvent les gigantesques efforts de l’Allemagne pour répandre partout l’enseignement agricole. Je ne saurais trop engager mes compatriotes à parcourir les principaux établissements scientifiques de nos voisins. C’est le voyage le plus instructif que puisse faire un agronome jaloux de la gloire de son pays.
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