Résumé

C. Lavollée L’École centrale des Arts et Manufactures

Parmi les branches d’instruction, l’enseignement approprié au commerce, à l’agriculture et à l’industrie mérite d’occuper une grande place. Le travail assidu, la bonne conduite, l’ordinaire emploi de l’intelligence, ne sont plus les seuls agens qui mettent un capital en valeur et assurent le maximum de production. Il faut y joindre non pas seulement l’instruction vulgaire, mais encore la science, et quelquefois la science la plus élevée. Les opérations si variées de l’agriculture et de l’industrie ne peuvent plus aujourd’hui se passer de la science.
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C. Lavollée L’École centrale des Arts et Manufactures

Dans beaucoup d’autres branches de travail, les progrès mécaniques réagirent de même sur l’état de l’agriculture, incitée à produire plus abondamment et plus vite. De la fabrique, l’esprit d’invention et de perfectionnement s’étendit aux champs, et bientôt l’agriculture voulut être organisée, outillée, comme une grande usine. Elle s’adressa donc à l’industrie, qui lui fournit des capitaux, des procédés, des ingénieurs, et qui, en échange des bras qu’elle lui enlevait, lui prêta des intelligences fortifiées par l’étude.
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C. Lavollée L’École centrale des Arts et Manufactures

Enfin l’on remarquait qu’un certain nombre d’ingénieurs sortis de l’École centrale avec le diplôme de métallurgiste ou de chimiste avaient facilement changé de carrière pour diriger avec succès des exploitations agricoles. En présence de ces indices multipliés, il était impossible de résister à l’évidence. Chacun devait être convaincu que l’agriculture et l’industrie procèdent de la même source, que tout ce qui est travail, c’est-à-dire tout ce qui exige l’effort de l’intelligence humaine, s’éclaire au même rayon, et que cette source unique, ce commun rayon, c’est la science.
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