Louis Liard 

Résumé

Louis Liard  Revue des Deux Mondes

Il n’est pas possible d’éviter que là où des grades publics sont le but des études, les programmes des examens ne soient les régulateurs de l’enseignement. Un remède héroïque et radical eût été la suppression des grades d’état et la création à leur place, hors des facultés, d’examens d’état pour l’exercice des professions auxquelles l’État croit de son devoir d’attacher des garanties, et, dans les facultés, de grades purement académiques et savans, relevant des facultés seules et laissant à la science toute liberté d’essor et de direction.
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Louis Liard  Revue des Deux Mondes

Tout les y excite et rien n’y fait obstacle. Tout les excite aussi, et la science, et l’histoire, et la philosophie, à ces énergies intérieures qui sont dans les individus le support des personnes, et dans les peuples celui des patries. Dans ces libres milieux où tout se reflète, le passé et le présent, le vrai et le beau, la patrie et l’humanité, où flottent aussi les germes de l’avenir, tout leur présente aux yeux les divers aspects de la dignité de l’homme, ses devoirs et ses responsabilités.
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Louis Liard  Revue des Deux Mondes

A plus forte raison devait-on se trouver arrêté par les mêmes scrupules et par d’autres encore, une fois qu’eut été proclamée la liberté de l’enseignement supérieur. Mais du moins si l’on maintenait aux facultés la charge de conférer, au nom de l’État, des grades professionnels, fallait-il alléger le poids dont ils avaient pesé sur elles et relâcher les contraintes qu’ils leur avaient imposées. Pour cela, il n’y avait qu’un moyen : mettre dans les grades plus de science que par le passé. C’est ce qu’on fit partout où il sembla nécessaire.
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