Résumé

Louis Liard  Les Facultés françaises en 1889

Il n’est pas une faculté des sciences, pas une faculté de médecine qui n’ait aujourd’hui son outillage complet d’enseignement et de recherches ; partout l’enseignement de celles des sciences qui relèvent de l’expérience se fait par l’expérience ; partout fonctionnent des travaux pratiques pour les élèves ; partout la recherche expérimentale est à côté de l’enseignement théorique. Il n’est pas jusqu’aux facultés des lettres qui ne commencent à avoir, elles aussi, leurs collections, fac-similés, estampages, photographies, moulages.
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Louis Liard  Les Facultés françaises en 1889

Sociétés savantes, dans nos facultés des lettres, il n’y a qu’une chaire de littérature ancienne ; les études latines et les études grecques sont confiées à un seul professeur. Pour l’histoire, c’est encore pis : le même professeur est chargé d’enseigner toute l’histoire, et, de plus, la géographie, ce qui veut dire que la géographie n’est pas enseignée. C’est à Paris seulement qu’il y a un professeur spécial de géographie. Malgré l’importance que l’étude des littératures étrangères a prise dans notre siècle, nous n’avons qu’une chaire de littératures étrangères par faculté.
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Louis Liard  Les Facultés françaises en 1889

A Lyon, la faculté des sciences est dans les combles du palais Saint-Pierre ; à Bordeaux, dans une annexe de l’hôtel de ville ; le laboratoire de chimie, froid, humide, meurtrier, n’a jour et air que par un vestibule intérieur ; à Montpellier, elle est dans une masure étayée de toutes parts ; à Toulouse, dans un ancien couvent. Nulle part, même dans les facultés neuves, les laboratoires ne sont assez spacieux, les salles des collections assez vastes. Aux facultés des lettres et de droit, moins gourmandes de place, on n’a même pas donné le strict nécessaire.
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