Résumé

George Pouchet L’Enseignement supérieur des sciences en Allemagne

Le privat-docent d’une grande université la quitte sans crainte, il n’a pas besoin d’y garder des amis ou un puissant protecteur pour y être rappelé un jour. Il est sûr qu’on viendra le tirer de l’exil des universités inconnues, comme Giessen, Piostock, Marbourg, s’il en est digne. Et dans le calme profond de ces petites villes, « habitées seulement, ainsi que disait Goethe, par des professeurs, des philistins, des étudians et du bétail, » il travaille tout à l’aise, il produit, il se fait connaître. Rien ne le vient déranger, c’est à peine si les bruits de la vie du monde arrivent jusque-là.
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George Pouchet L’Enseignement supérieur des sciences en Allemagne

A Berlin, pour vingt-sept professeurs ordinaires à la faculté : de philosophie, il y a trente-trois professeurs extraordinaires. Le nombre de ceux-ci n’est jamais limité. Il dépend des ressources que l’université possède ou que le gouvernement met à sa disposition. La faculté trouve-t-elle qu’une branche importante ou nouvelle des sciences n’est pas représentée, comme il convient dans son enseignement, elle nomme pour combler la lacune, un professeur extraordinaire, ou encore elle donne ce titre à un homme de mérite qu’elle veut retenir en attendant qu’elle puisse se l’attacher de plus près.
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George Pouchet L’Enseignement supérieur des sciences en Allemagne

A Paris même, une sorte de découragement presque coupable s’empare de nous ; les sciences de la vie elles-mêmes ont une tendance à se germaniser jusque dans la patrie de Buffon, de Bichat, de Geoffroy Saint-Hilaire. C’est là un état extrêmement grave ; il mérite toute l’attention de ceux qui ont à cœur de voir la France reprendre dans les sciences un rang digne d’elle. Il faut que leur patriotisme cherche les moyens de rallumer à tout prix le flambeau de vérité que la France tenait autrefois plus haut que toutes les nations du monde.
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