Résumé

George Cogordan L’Instruction supérieure en Suède

Parmi les facultés, celles de droit et de médecine sont les seules où l’on travaille, parce qu’elles ouvrent la porte de carrières enviées. Les facultés de théologie, si brillantes en Allemagne, ne sont plus chez nous qu’une expression administrative, et cela au grand détriment de l’instruction du clergé. Quant aux facultés des lettres et des sciences, la plupart végètent sans parvenir à grouper autour d’elles des étudians sérieux. D’éminens professeurs voient leurs cours désertés, à moins qu’abandonnant le terrain purement didactique, ils ne prennent le parti d’attirer le public en l’amusant.
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George Cogordan L’Instruction supérieure en Suède

Ce n’est donc point au mérite intrinsèque du génie allemand qu’il faut attribuer la supériorité actuelle de l’Allemagne, c’est plutôt à l’excellente organisation de l’enseignement universitaire en ce pays, ainsi qu’à la situation économique et sociale dans laquelle il se trouve.
Le grand ennemi des hautes études en France, c’est la tendance pratique et utilitaire qui domine de plus en plus dans la société moderne. Avec le développement de l’industrie et du commerce, la richesse publique s’est prodigieusement accrue.
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George Cogordan L’Instruction supérieure en Suède

Des romans, dont beaucoup dans le genre honnête et tempéré de Mme Bremer, et quelques pièces de théâtre, c’est tout ce que produit pour le moment la Suède littéraire. La palme de la littérature en Scandinavie appartient actuellement aux Norvégiens, peuple jeune et plein de sève. Dans les sciences au contraire, la Suède n’a rien à envier à personne ; Berzelius est mort depuis vingt-cinq ans, mais il a fait école, et dans toutes les branches des connaissances humaines on trouve des savans de grand mérite qui sont l’honneur de leur patrie.
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