Résumé

Portrait de Henri Joly Henri Joly Les Universités Italiennes

Parole prétentieuse et vide, il faut bien avoir le courage de le dire : car s’il n’y a rien que d’humain, il n’y a pas de principe du tout, et si tout est fait, il n’y a évidemment rien de divin. Mais réduire tout au fait, au fait brut, ce n’est pas de la philosophie, ce n’est pas du positivisme, ni de l’esprit positif, comme l’entendait Auguste Comte.
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Portrait de Henri Joly Henri Joly Les Universités Italiennes

Si tout va bien, il n’y a qu’à continuer ; s’il y a un obstacle, à s’arrêter. L’homme doit donc être comme un discobole qui après avoir, — selon son inspiration, — lancé son disque, regarde où il va, ou encore comme un homme qui se jette d’abord à l’eau et ensuite se dirige d’après la vague. « S’il faut donc une philosophie antérieure à l’action, c’est celle qui délivre des hésitations, des calculs, des prévisions. La règle suprême est qu’il faut sortir de la règle, c’est-à-dire « affranchir le cas individuel qui, en tant que tel, est toujours irrégulier. »
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Il est superflu de rappeler ici la faveur dont le marxisme a joui auprès d’un public varié : et en Italie, quand la faveur arrive, l’enthousiasme n’est pas loin. Il est vrai qu’il est souvent tout aussi prompt à s’en aller. Aujourd’hui le charme est évanoui.
Deux économistes très différens d’humeur ont été sur la brèche, à demi alliés, à demi adversaires : c’étaient M. Antonio Labriola, professeur à l’université de Rome, aujourd’hui décédé, et M. Loria, professeur à l’université de Turin, dont la carrière, très longue et très laborieuse, ne parait pas terminée.
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