Résumé

Jules Cariol L'École de droit de Paris, au 2 juillet 1819… (1819)

Le premier mit naturellement les élèves en état de révolte contre elle. Il est toujours impolitique d'abattre un parti pour en faire triompher un autre, surtout quand le parti qu'on soutient mérite le moins d'être soutenu. Il eût été beaucoup plus sage à la commission , sans s'interposer dans une querelle dont la cabale et l'amour-propre se mêlaient si évidemment, d'enjoindre au professeur de commencer l'explication pure et simple du Code d'instruction criminelle. Mais les coups d'autorité plaisent, et malheureusement les hommes s'y laissent toujours trop facilement entraîner.
Source : Gallica

Jules Cariol L'École de droit de Paris, au 2 juillet 1819… (1819)

« Rendez-nous » notre professeur ! » s'écrie-t-on de toutes parts. « On vous rendra justice, répond le magistrat, mais " c'est à la commission et non à moi à prononcer. » — " Un de nos camarades a été arrêté ! » s'écrie quelqu'un. M. le procureur du roi assure qu'il n'y a personne d'arrêté pour le moment. Ces dernière mots excitent le tumulte, et le magistrat répond qu'avant d'avoir examiné, il ne peut savoir si ce qui s'est passé est innocent ou coupable; il ajoute que, si on a arrêté un étudiant, il sera interrogé de suite.
Source : Gallica

Jules Cariol L'École de droit de Paris, au 2 juillet 1819… (1819)

Sans doute elle ne se serait point portée à des excès qui, quoi qu'on en dise, sont causes de tout ce qui se fit de blâmable à l'École de droit le 1er. juillet. Plusieurs individus n'auraient point été renversés et foulés aux pieds; un étudiant n'aurait point eu son habit percé par un gendarme , et l'on n'aurait point fait croire qu'on cherchait des prétextes pour donner un air d'importance et d'hostilités à un rassemblement qui n'était en soi rien moins qu'hostile.
Que les journaux calomnient les élèves, qu'on les accuse de sédition, nous protestons hautement contre ces inculpations.
Source : Gallica

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