Résumé

Antoine Campaux L'abbé Bautain, ancien doyen de la Faculté des lettres de l'Académie de Strasbourg… (1868)

Il y rapportait, outre la maturité relative qu'il devait à la crise par où il avait passé, une plus grande connaissance de la philosophie Allemande, qui avait alors pour la France tout le prestige de la nouveauté. Sur les bords de ce grand fleuve où le double soume Germanique et Français se croisent et se fécondent incessamment, il s'en considérait comme l'interprète obligé ; et ce mélange de la pensée Allemande et de la pensée Française donnait à la parole du jeune professeur rendu à sa chaire une saveur qu'assaisonnait encore une pointe de libéralisme.
Source : Gallica

Antoine Campaux L'abbé Bautain, ancien doyen de la Faculté des lettres de l'Académie de Strasbourg… (1868)

Je ne me dissimule pas, Messieurs, que c'est ici le point délicat de la vie de M. l'abbé Bautain ; je n'éprouve pas toutefois à l'aborder autant d'embarras qu'on pourrait croire, et cela grâce à la franchise de l'illustre professeur, qui, dans une occasion solennelle, en a parlé lui-même dans des termes qui lui font trop d'honneur pour que je ne les rappelle pas ici. Je les tire du Panégyrique de saint Paul, prononcé par lui, le 2 décembre 1855, à Sainte-Geneviève, pour la fête des Ecoles, en présence de Mgr. Sibour, Archevêque de Paris, et d'un auditoire d'élite.
Source : Gallica

Antoine Campaux L'abbé Bautain, ancien doyen de la Faculté des lettres de l'Académie de Strasbourg… (1868)

Jeune, spirituel, plein d'ardeur et d'entrain, il avait débuté avec éclat, avec un éclat tel que, le 31 Octobre 1817, deux mois à peine après avoir reçu le titre définitif de sa chaire au collège, il était chargé en outre de l'enseignement de la philosophie à la Faculté des Lettres.
C'était un théâtre bien différent de celui du collège; et la transition de l'un à l'autre pouvait paraître périlleuse, surtout pour un jeune homme.
Source : Gallica

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