Antoine Campaux, François Villon, sa vie et ses oeuvres (1859)
“ VILLON JUGÉ PAR BOILEAU. L'homme chez Villon a fait tort au poète ; ce dernier, par un retour sévère quoique juste après tout, paie les méfaits du premier; et l'œuvre hérite du mépris que la vie soulève. Il semble qu'on s'en veuille d'applaudir au génie d'un homme qui, dès sa jeunesse, pensionnaire du Châtelet, en connaissait assez les détours, pour pouvoir les décrire au besoin, qui, après avoir descendu les derniers degrés de l'infamie, n'échappa que par grâce au gibet, et qui, pour comble, a fait d'une pareille existence et des aventures qui la parent la matière même de sa poésie. ”
