Résumé

Antoine Campaux Académie de Mâcon. Discours de réception prononcé par M. Antoine Campaux… (1855)

C'est qu'en effet, Messieurs, outre la discipline, C'est encor la raison qui menace ruine; La raison sans laquelle il n'est ni vérité, Ni goût, ni naturel, ni parfaite beauté; La raison qui dispense aux oeuvres la lumière. C'est qu'on ne peut vraiment toucher à la première, Sans se prendre à l'art même et le mettre en péril ; C'est qu'un poète, enfin, de l'aile atteignit-il Du premier coup, jeune aigle, aux plus sublimes cimes, Ne peut que s'égarer et se perdre aux abîmes, S'il n'a pour le guider, le long de son chemin, S'il n'a pour l'inspirer, ce compagnon divin.
Source : Gallica

Antoine Campaux Académie de Mâcon. Discours de réception prononcé par M. Antoine Campaux… (1855)

Des mains de l'écolier, par une brise folle, Ainsi le cerf-volant comme un oiseau s'envole, Et nageant dans l'azur, à la porte des cieux, Semble un instant se perdre et disparait aux yeux , Mais au premier appel qui se peut faire entendre, Mais au premier signal tout prêt à redescendre.
Ce n'est pas tout, Messieurs : la discipline encor, C'est la tradition ou ce commun trésor A tout esprit ouvert; c'est l'âme des ancêtres Qui revit dans les fils; c'est le culte des maîtres; C'est de leurs monuments la contemplation ; Du saint flambeau de l'art c'est la transmission.
Source : Gallica

Antoine Campaux Académie de Mâcon. Discours de réception prononcé par M. Antoine Campaux… (1855)

C'est l'art de gouverner soi-même son génie, De centupler sa force, et de tenir en main, Afin de la mener par le plus droit chemin, L'Imagination, cette folle monture Toujours prête à partir, sans mors, à l'aventure. Des forces de l'esprit c'est le meilleur emploi ; De l'art intelligent, de l'art maître de soi, C'est la philosophie et la raison suprême ; Le dirai-je, Messieurs, c'est l'art enfin lui-même , Ce sont ces grandes lois auxquelles, de tout temps, Les maîtres sont restés fidèles et constants, D'Apelle à Raphaël, de Virgile à Racine , De Lysippe à Pradier, d'Homère à Lamartine.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature