Antoine Campaux, Académie de Mâcon. Discours de réception prononcé par M. Antoine Campaux… (1855)
“ C'est qu'en effet, Messieurs, outre la discipline, C'est encor la raison qui menace ruine; La raison sans laquelle il n'est ni vérité, Ni goût, ni naturel, ni parfaite beauté; La raison qui dispense aux oeuvres la lumière. C'est qu'on ne peut vraiment toucher à la première, Sans se prendre à l'art même et le mettre en péril ; C'est qu'un poète, enfin, de l'aile atteignit-il Du premier coup, jeune aigle, aux plus sublimes cimes, Ne peut que s'égarer et se perdre aux abîmes, S'il n'a pour le guider, le long de son chemin, S'il n'a pour l'inspirer, ce compagnon divin. ”
