Théodore Pelloquet

Théodore Pelloquet

Résumé

Portrait de Théodore Pelloquet Théodore Pelloquet Henri Murger (1861)

Mürger avait le coeur simple et bon. Il aimait sérieusement ses amis, et je crois, ne détestait personne. Je n'ai pas connu d'homme moins envieux que lui, mieux satisfait du succès des autres. Jamais ou presque jamais il ne se servit de son esprit, pourtant si aiguisé, et dont il pouvait se faire une arme, redoutable et cruelle pour railler le talent ou les oeuvres de ses confrères.
Source : Gallica

Portrait de Théodore Pelloquet Théodore Pelloquet Henri Murger (1861)

D'ailleurs, les qualités de Mürger sont bien à lui; ses défauts sont surtout ceux de son époque. Il y a des époques fécondes en grands hommes, d'autres presque stériles. Il appartenait à une mauvaise génération, j'ai le droit de le dire, j'en suis, à une génération vieillie avant l'heure, et, malgré sa vieillesse prématurée, sans expérience, sans enthousiasme et sans colère, ayant de la vanité et pas du tout d'orgueil, une vanité niaise, puérile, qui se manifeste surtout par l'affectation d'une ironie mesquine, en face de tous les
enthousiasmes et de toutes les grandes causes
Source : Gallica

Portrait de Théodore Pelloquet Théodore Pelloquet Henri Murger (1861)

J'ai dit qu'il y avait du talent dans ce livre, et je le répète ; il y a aussi de l'esprit, très-brillant et très-vif; des mots heureux, rendus dans un langage trop souvent plein de maniérisme et d'affectation. Il y a même du coeur, moins que ne le disent des amis maladroitement empressés, — plus empressés que sincères, — mais beaucoup plus que ne le prétendent des rigoristes un peu pédants. Seulement, le coeur se fourvoie dans ce monde interlope, aux prises avec ces amours malsains et ces Aspasies sans orthographe.
Source : Gallica

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