Arsène Houssaye,
Les confessions : souvenirs d'un demi-siècle…
(1888-1891)
“ Le romancier charmeur avait éveillé autant d'enthousiasme chez les jeunes femmes, que le poète original chez les jeunes gens. Jules Sandeau a vécu comme un sage du Portique, sans se donner les ennuis d'imprimer sa philosophie. Un amour violent le jeta dans la vie littéraire. Il fallait un maître à George Sand ; quoique plus jeune que l'illustre romancière, non seulement il fut son maître, mais il lui donna son nom. Qui sait si sans cette conjonction d'astres, encore nébuleuse, George Sand et Jules Sandeau eussent marqué leur physionomie dans la République des lettres ? ”
