Résumé

Alfred Paisant Notice nécrologique sur M. l'abbé Magne… (1868)

Le grand but de l'instruction n'est-il pas d'apprendre à penser, d'éveiller l'intelligence, de façonner à l'exercice de la raison ceux qu'il faut instruire? Former un homme, c'est-à-dire lui donner une valeur personnelle, le rendre maître de lui-même, exercer son jugement pour la vie, le mettre à même de faire servir les lumières de son entendement au triomphe de la vérité, n'est-ce pas le grand œuvre à accomplir? M. Magne, qu'on me permette l'étrangeté de l'expression, était un grand éveilleur d'idées.
Source : Gallica

Alfred Paisant Notice nécrologique sur M. l'abbé Magne… (1868)

Nous savons tous, Messieurs, combien sont vivaces les premières impressions recueillies par une jeune intelligence qui s'ouvre à la vie ; l'âme est alors propre à recevoir toutes les empreintes suivant lesquelles on veut la façonner; ces empreintes, qui paraissent si fugitives, se creusent en vieillissant, et quels que soient les efforts du temps, de l'éducation et même de la volonté personnelle, elles ne s'effacent jamais complètement. C'est au berceau, — on l'oublie trop souvent, — que se forme l'être moral et qu'il s'arme pour les luttes de la vie
Source : Gallica

Alfred Paisant Notice nécrologique sur M. l'abbé Magne… (1868)

La mère dévouée et pieuse comprend d'instinct la grande mission qui lui est dévolue, de faire un homme, et d'un sourire ou d'une larme, d'un reproche ou d'une caresse, elle accomplit, armée souvent d'une sainte ignorance, cette œuvre sublime qui est sa gloire. La femme qui avait mis au monde M. Magne était capable de développer en lui les germes heureux que la nature avait déposés dans son âme.
Son enfance fut donc bénie.
Source : Gallica

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