Résumé

Joseph Armand Gignoux Allocution de monseigneur l'évêque de Beauvais… (1868)

Il a aussi une dernière parole pour vous, chers enfants de Saint-Vincent, vous qu'il quitta le cœur si gros pour ne plus vous revoir : Grandissez dans la science, grandissez surtout dans la vertu, vous dit ce bon père ; c'est dès la plus tendre jeunesse qu'il faut porter le joug du Seigneur, contracter les habitudes nobles et viriles, les fortes habitudes du chrétien.
La vie est si courte! Quand l'œil de l'enfance la considère, elle paraît n'avoir pas de terme ; mais elle passe avec une extrême rapidité, et on recueille dans l'Eternité ce qu'on a semé dès ilâgele plus tendre.
Source : Gallica

Joseph Armand Gignoux Allocution de monseigneur l'évêque de Beauvais… (1868)

La vie d'un Supérieur est encore plus laborieuse que celle d'un Curé, surtout si on la remplit comme le faisait, au détriment d'une santé précieuse, notre excellent Supérieur. Tous les jours de l'année,
..- depuis cinq heures du matin jusqu'à dix heures du soir, M. Magne était à ses enfants. Il leur parlait de Dieu dès le matin, il les surveillait dans les passages d'un exercice à l'autre, il visitait les classes, corrigeait les compositions des élèves, il mangeait avec eux, couchait dans leur dortoir ; ses yeux et son cœur ne les quittaient jamais.
Source : Gallica

Joseph Armand Gignoux Allocution de monseigneur l'évêque de Beauvais… (1868)

Vous scrutez les temps passés ; il y a une vérité, toujours ancienne et toujours nouvelle , la vérité catholique, attachez-y votre cœur, et sachez que lorsqu'on est arrivé, comme moi, au terme de la vie, on comprend que tout est vanité, si ce n'est aimer et servir Dieu, si ce n'est sauver son âme: defunctus adhuc loquitur. A vous, chers anciens élèves qui reveniez toujours à SaintVincent comme dans votre maison, à M. Magne comme à un père, le bon Supérieur adresse, par ma bouche, un dernier adieu, et il vous répète: Mes jeunes amis, soyez chrétiens.
Source : Gallica

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