Franz Hoffmann

Résumé

Franz Hoffmann Les récits de la grand'mère (1908)

Nos yeux furent percés par mille aiguilles, notre chair transpercée malgré l'épaisseur de nos fourrures ; un froid sibérien glaçait notre sang dans nos veines ; notre respiration devint embarrassée. La neige, la glace, la tempête , le vent se déchaînaient contre nous ; nous étions le jouet de la wynga, sans secours au milieu des plaines et des steppes. De la terre et du ciel, de tous côtés, péril et attaque ; la neige tombée sur le sol durant la nuit, celle qui venait de l'espace, le ciel et la terre semblaient conspirer contre nous et avoir juré notre mort.
Source : Gallica

Franz Hoffmann Les récits de la grand'mère (1908)

Ne pleure pas, mère, disait-il d'une voix bien douce, je dois partir, je dois m'en aller à la ville gagner ma vie afin que tu ne sois pas dans la misère. J'ai le permis du seigneur en poche; donne-moi ta bénédiction, que me faut-il de plus en route? Je suis fort, bien portant, et j'ai bonne envie de travailler ; ne pleure pas, petite maman, c'est pour notre bien à tous les deux que je m'en vais. A Saint-Pétersbourg, je gagnerai de beaux écus d'argent; nous les mettrons de côté afin que
rien ne vienne à te manquer lorsque tu seras vieille et infirme.
Source : Gallica

Franz Hoffmann Les récits de la grand'mère (1908)

« Malgré la vitesse, les loups augmentaient et galopaient à la poursuite du véhicule; les forces des chevaux commençaient à s'épuiser, un cri de terreur s'échappa de la bouche de Mischihka.
« — Qu'y a-t-il, maître ? demanda le valet de chambre ; êtes-vous blessé ?
« — Non, bien pis que cela, un loup vient de me renverser et ma poudre à fusil s'est répandue par terre.
« — Et nous n'avons plus qu'un pistolet chargé, le Ciel nous vienne en aide ! »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature