Paul Vernier

Résumé

Paul Vernier La chasse aux nihilistes (1880)

Le soir, pendant que le vieux Roumine, en habit noir, cravate blanche, constellé de plaques et de croix, se disposait à se rendre à une réception officielle où l'appelaient son titre et ses fonctions de conseiller d'État, et parcourait, en riant, la copie de la dépêche de Boris, surprise on ne sait par quelle machination, celui-ci et son Pylade terminaient un joyeux repas chez Donon au Pont des Chantres.
Leur premier succès de la journée, la façon dont ils avaient dérouté l'espion les avaient mis
en bonne humeur et les faisait bien augurer de l'avenir.
Source : Gallica

Paul Vernier La chasse aux nihilistes (1880)

Un double éclair jaillit de leurs yeux ; une double exclamation sortit de leur poitrine : ils s'étaient reconnus.
Tirer un revolver de sa poche, le braquer sur Slavenko avant que celui-ci eût eu le temps de se remettre de sa surprise, appeler à l'aide et le faire garrotter, fut pour l'agent l'affaire d'une minute.
Puis, sûr que son prisonnier ne lui échapperait pas, il s'inquiéta des suites de la catastrophe.
Tout se bornait à quelques blessures sans gravité et à des dégâts matériels ; on avait bien trouvé un mort, mais personne ne pouvait établir son identité.
Source : Gallica

Paul Vernier La chasse aux nihilistes (1880)

Quelques pas plus loin, étendu sur un brancard, livide, anéanti, mais l'oeil fixe et dédaigneux, Stepann se mord les lèvres pour ne pas laisser échapper une plainte, un gémissement ; pourtant il souffre le martyre, mais il fait des efforts inouïs pour braver ses angoisses ; car il est là, impassible, rogue et froid, son ennemi inné, le zélé Nikitine, accouru tout exprès de Moscou pour interroger et envoyer au bourreau les misérables qu'il tient dans ses serres d'oiseau de proie.
Source : Gallica

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