Paul Parfait

Résumé

Paul Parfait L'agent secret (1877)

Le bonnetier qui vous loue était inquiet. Il avait appris, je ne sais comment, qu'il logeait un conspirateur. Il allait vous dénoncer. Je lui ai dit, moi : « Le conspirateur, ce n'est pas Capoulade, c'est l'autre. » — Malheureux ! vous avez fait cela ! s'écria Capoulade haletant.
— Que voulez-vous ! ce qu'il fallait, c'était donner le change à la police. Je compromettais ce jeune homme, c'est mal sans doute; seulement, je sauvais Tellier.
— Tellier! mais c'est lui-même que vous avez dénoncé, lui que vous avez vu tantôt chez moi.
— C'était Tellier! s'exclama Minet abasourdi.
Source : Gallica

Paul Parfait L'agent secret (1877)

Cécile s'élança vers la jeune fille, la fit asseoir, et, à genoux devant elle, pressant les mains d'Andrée entre les siennes : — Oh! pardon, mon enfant, pardon! Pouvais-je supposer?. Jamais M. Dangely ne m'avait dit qu'il eût une fille. Maintenant, comment douterais-je de votre amitié pour moi? Pour tenter une démarche pareille à celle que vous venez de faire, il a fallu qu'un sentiment bien vif vous poussât !
Andrée craignit que madame Fauvel ne se méprît sur le mobile qui l'avait fait agir. Aussi s'empressat-elle de répliquer dignement : — Oui, madame, le sentiment de l'honneur.
Source : Gallica

Paul Parfait L'agent secret (1877)

Je le chasse loin de moi! Je suis prête à vous pardonner si vous voulez bien racheter vos fautes par quelque service éclatant; mais quant à vous accueillir comme autrefois, oh! pour cela jamais !
— Vous êtes cruelle!
— Envers l'homme qui s'est conduit comme vous l'avez fait, je ne le suis pas assez.
Dangely considérait d'un œil ardent cette femme belle entre les plus belles, et sa passion s'accroissant en raison des obstacles qu'il rencontrait : — Soit, dit-il en se penchant vers elle, ne m'aimez donc pas, mais soyez à moi!
— Me donner à vous! s'écria Cécile indignée.
Source : Gallica

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