Bonnetier

Définition et enjeux

Louise Mussat,  Autrefois et aujourd'hui (1886)

“ Le futur bonnetier avait besoin d'épancher son chagrin dans le cœur d'un ami. Il courut chez son meilleur camarade.
Mais, au lieu de le plaindre, celui-ci s'écria : « Jïonnetier! mais c'est parfait, mon cher! Tu as un nom de bonnetier, une figure de bonnetier; ta voie était toute tracée, et lu ne peux manquer de faire ton chemin. »
Séraphin quitta son ami en emportant de plus, avec son chagrin d'être bonnetier, celui de n'être ni compris ni plaint par son meilleur camarade.
Malgré tout, Séraphin Bonnet devint le modèle des bonnetiers.
”
Source : Gallica

J. B. de Saint-Victor,  Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours…

“ Ils avoient leur bureau rue Bertin-Poirée.
LES BONNETIERS.
Les bonnetiers formoient le cinquième corps. Ils avoient le droit de vendre bonnets de drap, de laine, bas, gants, chaussons, et autres semblables ouvrages faits au métier, au tricot, à l'aiguille, en laine, fil, lin, poil, castor, coton, et autres matières ourdissables.
Dans les statuts de la bonneterie, accordés par Henri IV en 1608, les marchands bonnetiers sont appelés aulmuciers-mitoniers, parce qu'anciennement c'étoient eux qui faisoient des aumuces ou bonnets dont on se servoit en voyage; et qu'ils vendoient des mitaines.
”
Source : Gutenberg

Lucien Coutant,  De la corporation des drapiers-chaussetiers et du grand bureau de bonneterie (1858)

“ Revenong aux bonnetiers. Une découverte, importante venait d'être faite; un Français dont le nom est ignoré et que l'on suppose être de Normandie, peut-être de Falaise, venait d'inventer un métier a bas. On assure que l'inventeur, ayant fait présenter une paire de bas au
roi Louis XIV les bonnetiers de Paris redoutèrent les effets de cette invention, source future de leur fortune.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature