Louise Mussat, Autrefois et aujourd'hui (1886)
“ Le futur bonnetier avait besoin d'épancher son chagrin dans le cœur d'un ami. Il courut chez son meilleur camarade. Mais, au lieu de le plaindre, celui-ci s'écria : « Jïonnetier! mais c'est parfait, mon cher! Tu as un nom de bonnetier, une figure de bonnetier; ta voie était toute tracée, et lu ne peux manquer de faire ton chemin. » Séraphin quitta son ami en emportant de plus, avec son chagrin d'être bonnetier, celui de n'être ni compris ni plaint par son meilleur camarade. Malgré tout, Séraphin Bonnet devint le modèle des bonnetiers. ”
