Louise Mussat

Résumé

Louise Mussat Autrefois et aujourd'hui (1886)

Jules avait un trop bon cœur pour laisser pleurer sa mère. Il l'embrassa, la consola, promit de rester toujours avec elle. Elle, de son côté, lui assura qu'à l'avenir il irait seul au lycée, et en reviendrait de même.
Jules avait alors treize ans. C'était, comme on dit vulgairement, un garçon bien planté.
Dès qu'il eut conquis sa liberté, il en profita pour régler de vieux comptes. Tous les roquets qui l'avaient agacé de loin, se sentant protégés par la présence de Mme Faucheret, firent connaissance avec ses poings robustes.
Source : Gallica

Louise Mussat Autrefois et aujourd'hui (1886)

« M'est avis, dit-il un jour à sa femme, que notre garçon
aurait fait un fameux agriculteur, et j'ai idée qu'il s'ennuiera étant notaire.
— Un garçon instruit comme ça, agriculteur! dit Luce indignée. Tu rêves, mon pauvre homme !
— Pourtant, femme, il y a des gens bien instruits qui s'occupent d'agriculture. C'est Jean lui-même qui me l'a dit, et il m'a dit aussi : Vous êtes heureux, mon père, de passer votre vie au milieu des champs.
- Propos d'enfant! s'écria Luce avec impatience.
- Qui sait? dit Jacques entre ses dents, » et il gagna prudemment la porte.
Source : Gallica

Louise Mussat Autrefois et aujourd'hui (1886)

Le soleil de juillet embrasait la terre, et les travailleurs, courbés sur les blés, devaient cruellement souffrir.
A midi, la jeune fille leur avait porté leur repas, qu'ils avaient pris à l'ombre de la Belle-Épine. Le père Quincerot moissonnait comme les autres, avec plus d'ardeur encore, puisqu'il travaillait pour son propre compte; et il avait d'autant plus de cœur au travail que ses récoltes étaient magnifiques cette année-là; tous les moissonneurs tombaient d'accord que c'étaient les plus belles de la contrée. Aussi le fermier était-il dans la jubilation.
Source : Gallica

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