Joséphine Colomb

Résumé

Joséphine Colomb Contes vrais (7e éd.) (1898)

Sissa regarde, s'écrie, se précipite pour ouvrir; et une jeune femme toute rose et toute blonde, qui porte dans ses bras une belle petite fille de deux ans, aux joues rouges comme des pommes d'api, entre en riant et en pleurant de joie tout ensemble.
« Nous voilà! s'écrie-t-elle en embrassant son père et sa sœur. Mon mari fait débarquer nos meubles; moi, je n'ai pas pu attendre plus longtemps. Cher père ! comme vous avez bonne mine ! Sissa vous a bien
soigné. Comme elle est grande ! comme elle a l'air raisonnable! comme tout est bien en ordre ici! »
Source : Gallica

Joséphine Colomb Contes vrais (7e éd.) (1898)

« N'oubliez pas le pauvre aveugle, s'il vous plaît! » Il se tenait là, immobile, et des larmes coulaient de ses yeux éteints.
La grand'mère se leva et fit la part de l'aveugle.
« Il faut lui donner; c'est l'aveugle de Marianne. » Elle alla elle-même à la fenêtre et mit l'aumône dans les mains du pauvre. « Venez tous les jours comme par le passé, lui dit-elle; on vous donnera toujours, elle vous aimait tant ! »
Beauregard vécut de longues années encore; et jamais, dans la maison aux persiennes vertes, on ne
manqua de donner le pain quotidien à l'aveugle de Marianne.
Source : Gallica

Joséphine Colomb Contes vrais (7e éd.) (1898)

« Vois donc, Georges, dit Mme Denouy, le bel enfant que je t'amène. Comment vous appelez-vous, mon petit ami?
— Je m'appellerai Gaston Valonne, quand je serai grand; à présent je m'appelle Tonton.
— Et quel âge avez-vous, monsieur Tonton? demanda le peintre en riant.
— J'ai six ans et deux mois, monsieur le peintre.
— Tiens! il sait que je suis peintre ! Et sais-tu aussi ce que c'est qu'un peintre, mon ami Tonton?
— Oui! c'est un monsieur qui fait le portrait des jolis petits garçons qui ont des cheveux blonds. »
Source : Gallica

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