Résumé

Les enfants d'aujourd'hui (2e édition… (1863)

VICTOR.
Je t'assure, maman, que j'ai bien envie de me corriger. Je vais tous les matins prier le bon Dieu de m'empêcher de faire des sottises, et de me rappeler ce que je dois faire.
AIMÉ.
Et moi aussi, car j'aime bien mieux quand maman est contente de moi et me caresse que quand elle me gronde et me punit.
LA MÈRE.
Ce n'est pas seulement parce que je te
caresse que tu te sens plus heureux, c'est aussi parce que tu entends au fond de ton cœur la voix de Dieu, qui te dit que lui aussi est plus content de toi
Source : Gallica

Les enfants d'aujourd'hui (2e édition… (1863)

« Tiens ! voilà ton grand-père, disait l'un.
— Tais-toi donc, répondit une voix qu'il reconnut pour celle d'Agathe ; s'il sait que je suis là, il va peut-être encore me demander de le promener, et cela m'ennuie : j'aime mieux jouer. — Tu n'es guère gentille pour lui, » répondit l'autre enfant; et la petite troupe s'éloigna en courant.
Médor, éveillé en sursaut, s'élance brusquement après les enfants en arrachant sa corde des mains du vieillard, et rejoint Agathe à quelque distance.
Source : Gallica

Les enfants d'aujourd'hui (2e édition… (1863)

Ils ont l'air d'être bien mûrs. J'ai envie d'en prendre un.
LISETTE.
Oh ! mademoiselle Hélène, il ne faut pas faire cela ! Vous savez bien qu'on nous a défendu de toucher aux fruits.
HÉLÈNE.
Ils paraissent si bons et j'ai si soif! On ne nous grondera pas, puisque personne ne nous verra.
LISETTE.
Papa dit que, quand même il n'y a personne là, le bon Dieu nous voit.
HÉLÈNE.
Le bon Dieu m'a vu bien souvent prendre de bonnes choses et ne m'en a pas punie. Ainsi, c'est qu'il ne trouve pas cela mal : car, si maman m'avait vue, elle m'aurait bien certainement punie tout de suite.
Source : Gallica

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