Sophie de Ségur

Sophie de Ségur

Résumé

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Les malheurs de Sophie (1880)

PAUL.
Attendre combien de temps ?
LAMBERT.
Peut-être une semaine, peut-être une quinzaine, cela dépend. Demain, j'irai au marché, à la ville ; peut-être trouverons-nous un bourri.
PAUL.
Un bourri ! qu'est-ce que c'est que ça, un bourri ?
LAMBERT.
Tiens, vous qui êtes si savant, vous ne savez pas cela ? Un bourri c'est un âne.
SOPHIE.
C'est drôle, un bourri ! je ne savais pas cela, moi non plus.
LAMBERT.
Ah ! voilà, mademoiselle ! on devient savant à mesure qu'on grandit. Je vais trouver votre maman pour lui dire que demain, de grand matin,
faut que j'aille au marché pour le bourri.
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Les malheurs de Sophie (1933)

CAMILLE. — Voyons, Sophie, fais les honneurs.
SOPHIE. — Asseyez-vous tous autour de la table... Là, c'est bien... Donnez-moi vos tasses, que j'y mette du sucre... A présent le thé,... puis la crème... Buvez maintenant.
MADELEINE. — C'est singulier, le sucre ne fond pas.
SOPHIE. — Mêle bien, il fondra.
PAUL. — Mais ton thé est froid.
SOPHIE. — C'est parce qu'il est fait depuis longtemps.
CAMILLE goûte le thé et le rejette avec dégoût. — Ah! quelle horreur! qu'est-ce que c'est? ce n'est pas du thé, cela?
MADELEINE, le rejetant de même. — C'est détestable! cela sent la craie.
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Les malheurs de Sophie (1933)

SOPHIE. — Oh! non, maman, je vous assure; j'en aurais bien soin. Mme DE RÉAN. — Non, Sophie, n'y pense pas; tu es trop jeune. SOPHIE. — Je commence à très bien travailler, maman; j'aime beaucoup à travailler.
MME DE RÉAN. — En vérité? Et pourquoi es-tu toujours si désolée quand je t'oblige à travailler?
SOPHIE, emharrassée. — C'est,... c'est,... parce que je n'ai pas ce qu'il me faut pour travailler. Mais, si j'avais cette boîte, je travaillerais avec un plaisir,... oh! un plaisir...
MME DE RÉAN. — Tâche de travailler avec plaisir sans la boîte, c'est le moyen d'arriver à en avoir une.
Source : Gallica

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