Comtesse de Ségur,
Les Malheurs de Sophie
(1858)
“ Le poulet ne bougeait pas ; il s’était accroupi et il tremblait. « Quel drôle d’oiseau ! dit Sophie. Il est beau, mais quel air singulier il a ! quand il me regarde, il a l’air d’avoir peur, et, quand il regarde le poulet, il lui fait des yeux furieux ! Ha, ha, ha, qu’il est drôle ! » Au même instant l’oiseau pousse un cri perçant et sauvage, s’élance sur le poulet, qui répond par un cri plaintif, le saisit dans ses griffes et l’emporte en s’envolant à tire-d’aile. Sophie resta stupéfaite ; la maman, qui était accourue aux cris de l’oiseau, demande à Sophie ce qui était arrivé. ”
