Résumé

Jean Guétary Les Compagnons de l'alliance : une conspiration sous le premier Empire (1899)

C'est un fonctionnaire ardent et ambitieux, et je me défie des gens qui font du zèle...
— Vous êtes comme M. de Talleyrand, interrompit en riant Maison-Rouge.
— Mais alors c'est pour nous que vous êtes revenu? demanda Andrée en tendant avec un affectueux élan sa petite main au vieil agent.
— Mon Dieu! oui, mademoiselle, c'est pour vous, répondit Jacquin. M. le chevalier m'a rendu jadis un grand service ; j'ai juré de m'acquitter envers lui, et je tâche de tenir ma promesse. Du reste, un vieux bonhomme comme moi, sans famille, sans enfants, n'a pas de mérite à se dévouer aux gens qu'il aime.
Source : Gallica

Jean Guétary Les Compagnons de l'alliance : une conspiration sous le premier Empire (1899)

« Rien n'est perdu, dit-il. Je vais jouer à Méhée une comédie de ma façon. Vous, monsieur Georges, vous êtes malade; vous avez un transport au cerveau, déshabillez-vous en un tour de main. Je suis médecin, et je passe la nuit auprès de vous. Vous, monsieur Descars, donnez-moi vite votre longue redingote. »
En disant ces mots, Jacquin enleva sa tunique, qu'il jeta sous le lit, endossa la lévite du père Descars, qu'il boutonna rapidement; puis il prit dans le petit portefeuille qui ne le quittait jamais un ruban rouge, qu'il fixa à sa boutonnière.
Source : Gallica

Jean Guétary Les Compagnons de l'alliance : une conspiration sous le premier Empire (1899)

Dieu nous défend d'être implacables. Qui sait d'ailleurs s'il n'a pas expié son crime?
— S'il se repentait, observa Maison-Rouge d'un ton dur, il ne serait pas sans pitié pour les pauvres réfractaires qu'il poursuit sans relâche, vous me l'avez dit vous-même. Mon cher curé, vous êtes un saint prêtre, vous ne pouvez admettre qu'il y ait certaines natures basses et méchantes qu'on ne peut dompter que par la terreur.
— La miséricorde divine est infinie, répondit doucement le bon prêtre. Allons, monsieur le chevalier, oublions ces affreux souvenirs. Il se fait tard, allez prendre quelque repos.
Source : Gallica

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