L. Constant, Les Grand Procès politiques. Le Duc d'Enghien… (1869)
“ Tandis que les agents du futur fondateur de l'empire français se dirigeaient vers Ettenheim, la victime qu'ils avaient l'ordre d'y saisir au mépris de tous les droits, et en violant la neutralité d'une terre allemande, se complaisait dans toutes les douceurs d'un amour partagé. Ce soi-disant conspirateur, celui que le premier consul Bonaparte désignait hautement comme un des complices de Georges Cadoudal et qu'il flétrissait des noms de brigand et d'assassin, oubliait près d'une femme ardemment aimée les chagrins poigaants qui viennent torturer le cœur de l'exilé et du proscrit. ”
