Paul Parfait

Élements biographiques

Paul Parfait Croquis parisiens...

ARMANDINE. — Et les cinq portes aussi?
JULIE. — Oui, madame, ça fait un ensemble de six courants d'air.
ARMANDINE. — Et je ne sens pas un souffle.
C'est mortel! (Elle s'évente.) Moi qui ai donné à Casimir un rendez-vous pour demain ! S'il fait la même température, je serai morte avant d'arriver. Et quand j'arriverais. je serais laide à faire peur. (A Julie.) Ma glace à main !
JULIE. — Voici, madame.
ARMANDINE. — Je suis affreuse. Je perle comme un alcarazas. (Elle s'essuie.) Ce mouchoir est déjà trempé. Donnez-m'en un autre.
JULIE. — Voici, madame.
ARMANDINE. - A la bonne heure !
Source : Gallica

Paul Parfait L'agent secret (1877)

Andrée avait-elle soupçon des sentiments qu'elle inspirait à Georges? Peut-être. Si attentif qu'on soit à le cacher, l'amour se trahit toujours par quelque
indice fugitif. D'autres ont le droit de ne l'avoir pas surpris ; celle qui en était l'objet n'a pu le laisser passer en aveugle. C'est un mot échappé, un geste, une expression, un regard, un trouble, un oubli, une pâleur, un sourire : ce n'est rien, et c'est tout ; c'est la graine jetée au vent qui doit, suivant le sol où elle tombera, se dessécher et périr, ou faire éclore un jour la fleur précieuse !
Source : Gallica

Paul Parfait La Seconde vie de Marius Robert… (1875)

LA SECONDE VIE DE MARIUS ROBERT 267
Tous ces objets, chargés sur une carriole, prirent, au pas lent d'une paire de boeufs, le chemin de la Vernaie. Les voyageurs firent une partie de la route à pied, marchant près de la voiture. Un gai soleil inondait la plaine, éclairant de tons joyeux les massifs de bouleaux aux troncs grêles. Suzanne, inaccoutumée depuis longtemps à l'air des champs, aspirait la campagne par tous les pores, sans songer à la trouver triste. Elle était tout heureuse du vert et du bleu qu'elle voyait, toute ravie d'aller installer son frère.
Source : Gallica

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