Paul Parfait

Résumé

Paul Parfait Croquis parisiens...

ARMANDINE. — Et les cinq portes aussi?
JULIE. — Oui, madame, ça fait un ensemble de six courants d'air.
ARMANDINE. — Et je ne sens pas un souffle.
C'est mortel! (Elle s'évente.) Moi qui ai donné à Casimir un rendez-vous pour demain ! S'il fait la même température, je serai morte avant d'arriver. Et quand j'arriverais. je serais laide à faire peur. (A Julie.) Ma glace à main !
JULIE. — Voici, madame.
ARMANDINE. — Je suis affreuse. Je perle comme un alcarazas. (Elle s'essuie.) Ce mouchoir est déjà trempé. Donnez-m'en un autre.
JULIE. — Voici, madame.
ARMANDINE. - A la bonne heure !
Source : Gallica

Paul Parfait Croquis parisiens...

Chaque flot de voyageurs qui vient battre le marchepied d'une nouvelle voiture l'emporte et le roule comme une épave. Il va pour monter dans une voiture. On lui dit : « Mais non, pas ici », et on le pousse dans une autre. Il s'aplatit sur les coussins plutôt qu'il ne s'assied. Sa tête se balance bientôt, somnolente, au cahotement de l'omnibus, pendant l'insipide tremolo des vitres battant leurs gaines.
Il pense à sa femme, qui est très nerveuse ; à sa belle-mère, qui n'aime pas qu'on la fasse attendre.
Source : Gallica

Paul Parfait Croquis parisiens...

Et ces humbles préparatrices du plaisir des autres activent le pas, frissonnantes à l'air du matin, tandis que, sur l'asphalte, leurs petits talons font toc-toc.
A l'atelier, cela travaille douze heures par jour et cela ne se plaint pas. Cela vit de rien, cela jase et boit comme un oiseau. Mais aussi comme tout cela paraît frêle, chétif et sans couleur ! Les pauvres filles font songer à ces fleurs de serre venues à grand'peine, loin de l'air et de la lumière. Que de grâce mutine pourtant dans leurs jeunes visages que le rire éclaire si volontiers!
Source : Gallica

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