Ange Bénigne, Dans le train, par Ange Bénigne (1885)
“ NATHALIE , lui tâtant le pouls . — La fièvre , non ; mais tu es un peu brûlante ; et moi qui suis sous les armes ! MARGUERITE . — Si j' osais , je te demanderais bien un sacrifice . NATHALIE . — Lequel , mon ange ? MARGUERITE . — Celui de rester à passer ta soirée avec moi . NATHALIE . — De tout bains de mer qu' à la condition d' y reconstituer son petit Paris et ses petites habitudes ; c' est notre heure de causer . ALFRED . — Pour vous prouver que je pense comme vous , vous voyez , j' ai les journaux de midi et je vous propose un Rubicon ? GONTRAN . Ça va ; ah ! ”
