Aurélien Scholl,
Mémoires du trottoir
(1882)
“ Presque toujours l'institutrice, la governess anglaise, est un être qui, par la naissance, par les moeurs, par l'éducation, est l'égale de celui qui la prend à gages. Il n'a sur elle d'autre supériorité que le bonheur d'avoir acquis ou conservé une fortune qu'elle n'a pas eue, ou dont elle n'a joui quelques années que pour s'en voir dépouiller plus tard. L'idéal de la femme que cherchent les gens fortunés pour lui remettre le soin de leurs enfants est justement la demoiselle ou la dame dont le père ou le mari s'est trouvé subitement ruiné. ”
