Aurélien Scholl

Aurélien Scholl

Résumé

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Mémoires du trottoir (1882)

Presque toujours l'institutrice, la governess anglaise, est un être qui, par la naissance, par les moeurs, par l'éducation, est l'égale de celui qui la prend à gages. Il n'a sur elle d'autre supériorité que le bonheur d'avoir acquis ou conservé une fortune qu'elle n'a pas eue, ou dont elle n'a joui quelques années que pour s'en voir dépouiller plus tard.
L'idéal de la femme que cherchent les gens fortunés pour lui remettre le soin de leurs enfants est justement la demoiselle ou la dame dont le père ou le mari s'est trouvé subitement ruiné.
Source : Gallica

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Mémoires du trottoir (1882)

« Flac
est mort. » et se laissa tomber sur une chaise. Ses narines se serraient avec de petites saccades ; il pleurait comme un enfant.
– Et qu'en a-t-on fait ? demanda-t-il au bout d'un instant, sans cesser de pleurer.
– Dame ! François l'a mis dans une brouette, et puis il l'a enterré au coin du petit bois.
Le vieillard se leva et se dirigea en chancelant vers l'endroit indiqué. François jetait les dernières pelletées de terre sur ce qui avait été Flac.
Le père Gibeau tomba à genoux sur le tertre. – Mon pauvre chien ! murmura-t-il. Qui viendra avec moi maintenant ?...
Source : Gallica

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Mémoires du trottoir (1882)

Le péril et le bonheur ne sont point des ennemis, répondit la comtesse.
A partir de ce jour, M. de l'Ile d'Elle arrivait dès le matin chez madame d'Elven ; il se mettait au piano, et chantait d'une voix chaude et métallique des vers passionnés qui amenaient des larmes dans ses yeux. Il jouait avec elle comme un magnétiseur et, à minuit, il prenait son chapeau et se retirait, après avoir baisé la main de la comtesse.
On les vit quelquefois à cheval, toujours au galop, recherchant les allées solitaires du bois de Boulogne.
Source : Gallica

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