Alfred Capus

Alfred Capus

Résumé

Portrait de Alfred Capus Alfred Capus,  Qui perd gagne

“ J’ai un tapissier sous la main, celui de Verugna.
— En voilà un qui nous a été utile, dit Emma.
— Verugna ! s’écria Farjolle, je peux faire ma fortune avec cet homme-là, si je ne suis pas un imbécile ! Que dirais-tu, si tu me voyais arriver un de ces soirs, avec deux cent mille francs, gagnés d’un seul coup ?
— Au jeu ?
— Jamais de la vie. À la Bourse, ma chérie.
— Tu crois que ce n’est pas dangereux, la Bourse ?
— C’est dangereux pour les gens qui n’y entendent rien... Mais des gaillards comme Verugna et Moussac ! L’important est d’avoir des renseignements.
”
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Portrait de Alfred Capus Alfred Capus,  Qui perd gagne

“ Peu tournaient la rue Clément-Marot. Deux s’avancèrent par le bout de la rue, du côté opposé à l’avenue Montaigne : une victoria élégante avec un cocher en livrée, et un fiacre. Dans le fiacre une dame tenait une ombrelle blanche, Farjolle eut un battement de cœur.
— Suis-je bête ! Emma a une ombrelle rouge. D’ailleurs, elle n’aurait pas pris une voiture découverte. Il est vrai qu’il n’y en a pas d’autres dans cette saison...
Le fiacre ne s’arrêta pas, en effet, devant la maison de Velard. Quand il passa près du café, Farjolle regarda la dame.
”
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Portrait de Alfred Capus Alfred Capus,  Qui perd gagne

“ Depuis que Farjolle s’occupait de l’affaire Griffith, Emma n’allait plus chez le petit que deux ou trois fois par semaine. Non qu’elle fût mécontente ou désenchantée, mais deux ou trois visites par semaine à son amant lui paraissaient une débauche suffisante pour une personne raisonnable. Tous les jours, c’eût été une autre existence mêlée à son existence ordinaire, la contrariant, la compliquant ; de cette façon, son intrigue se bornait à des promenades de deux heures aux Champs-Élysées. Elle n’y songeait plus en rentrant à la maison, dans l’intérieur de son ménage. ”
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