René Boylesve,
Feuilles tombées
(1927)
“ Et je souris à cette image: au centre d’un tableau grandiose, si noble par ses lignes tranquilles, si pur par l’absence de tout mouvement humain, une ombrelle disproportionnée se balance; elle attire et concentre la lumière sur sa claire soie tendue; elle n’est qu’un point; le paysage est immense; elle me force à ne regarder qu’elle. L’éclat multiple du grand triangle lumineux s’atténue, va s’éteindre; l’ombrelle, d’abord incolore, se précise, jaunit, semble absorber toutes les clartés d’alentour. Quelqu’un a traversé le jardin, sans regarder le paysage, mais a dit: «Tiens, une ombrelle...» ”
