Charles de Vitis

Élements biographiques

Charles de Vitis À travers le globe : impressions de partout (1910)

Ce n'est pas la Chine, ce n'est pas le Japon, où tout est un peu mièvre, arrangé, convenu; où le climat est doux, la terre légère, la flore et la faune graciles. Ici, dans l'Inde, la patrie du soleil, la nature est exubérante, farouche; le sol halète, l'air flamboie; de partout les monstres surgissent : animaux, végétaux, monuments, hommes.
L'Inde fait peur, et, parce qu'elle fait peur, elle attire et fascine.
Source : Gallica

Charles de Vitis Paysages gris et bleus (1910)

La lumière du soleil, en s'étendant incessamment, fait surgir de l'obscurité une foule de contours imprévus, révélant des crevasses cachées par de légères ondulations et des vagues de neige; produisant à chaque instant de nouveaux jeux d'ombre et de lumière, étincelant sur les arêtes, scintillant sur les extrémités des aiguilles de glace, brillant sur les hauteurs, illuminant les profondeurs, jusqu'à ce que tout le paysage embrassé resplendisse d'un éclat tel qu'il éblouit l'œil.
Source : Gallica

Charles de Vitis À travers le globe : impressions de partout (1908)

La Tête-Nord et la Tête-Sud se dressent plus loin, comme deux sentinelles avancées qui gardent l'entrée de cette incomparable baie creusée par la mer au milieu d'un dédale de presqu'îles verdoyantes sur lesquelles les humains ont bâti leurs nids. Là-bas, l'eau semble s'arrêter au pied d'une colline qui lui barre le passage; mais elle la contourne pour s'enfoncer à plusieurs milles dans les terres, en se creusant un lit capricieux au milieu des rochers de grès que la végétation recouvre d'une nappe d'éternelle verdure. C'est Middle-Harbour, c'est Manly-Beach, le futur Trouville de Sydney.
Source : Gallica

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