Francis Vielé-Griffin,
La lumière de Grèce : Pindare…
(1912)
“ MNÉCÉDICE On suit le sentier, on se hâte ; SAPHO 67 — pourquoi, folle, te hâter de la sorte ? — Je ne sais, mais qui sait si au tournant, là-bas, où ma course m'emporte, l'amour ne m'a guettée depuis l'éternité? Si je n'étais folle, je ne courrais pas ! Si je savais demain, veillerais-je, la nuit, à guetter son aurore ! Je cours sous le ciel clair comme un chant de poète au pas de l'heure qui toujours fuit ; je suis folle ? Non : J'aime ! Qui ? Je ne sais encore... CHOEUR La fièvre m'aveugle, amour chasse la nuit du rire rose de l'aurore. ”
