Henri de Régnier,
Poèmes anciens et romanesques…
(1890)
“ Ta chair n'était-elle pas blanche comme l'écume Et tes yeux pers comme la mer qui dort à la dune Et ta face un déclin pâle de lune A l'horizon marin parmi des chevelures d'écume. Et je fus fou comme les Tritons et les Satyres De ta chair, de tes cheveux, de tes rires Et j'ai rougi mes lèvres aux coraux de tes parures Et je t'ai dit dans la forêt et près de la lame A toi l'Indulgente à toutes les aventures Vers qui vont la chair et l'âme L'Ode des ors secrets et de l'antique flamme ! ”
