André Lamandé, Sous le clair regard d'Athéné (1920)
“ Allys leva le front vers elles et leur dit : « O mes soeurs d'autrefois, compagnes de débauche, Fuyez ! Mon coeur est comme un vase qu'on ébauche Et que doit animer le souffle de l'Esprit. » Mais elles, du narcisse en grappes sur la tête, Entonnèrent des airs subtils et nonchalants : « La flûte des bergers joue un hymne de fête, Allys, l'heure est limpide et nos beaux corps sont blancs, Et le dieu du plaisir dans l'ombre nous appelle... » — Tentatrices, fuyez ! Mon amant, l'Idéal, Dont la lance de fer vainquit l'ange du mal, Suffit à mon bonheur et je lui suis fidèle. ”
