Albert Giraud,
La Jeune Belgique
“ Alors la diva rayonne. Elle s’est reconquise elle-même, et, transfigurée, exulte de jeunesse et d’orgueil. À elle le monde, à elle les émotions du drame, couronnes et bijoux, superbes et larges aventures. Voluptés à elle, gloire à elle, fortune à elle ! Et chaque note tombée de ses lèvres tinte comme une pièce d’or. Dans un crescendo haletant, dans une vertigineuse cadence, elle entraîne l’orchestre. Sa voix monte, descend, roule, saute, et bat son dernier trille sur le contre-ré. ”
