Résumé

Félix Arvers Poésies de Félix Arvers

Rends-nous ces flots si purs qui s’épanchaient sur nous,
Rends-nous l’écho lointain de ces hymnes sacrées
Que le chrétien ne doit entendre qu’à genoux.
Hélas ! qui t’a si jeune enseigné ces mystères
Et toutes ces douleurs du pauvre cœur humain ?
Quel génie au milieu des sentiers solitaires
Au sortir du berceau t’a conduit par la main ?
Ô chantre vigoureux, ô nature choisie !
Quel est l’esprit du Ciel qui t’emporte où tu veux ?
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Félix Arvers Poésies de Félix Arvers

Ces bosquets, ces taillis, qui resteraient du moins
Des beaux jours envolés silencieux témoins !
D’un maître sans pitié ces paisibles ombrages
N’auraient plus désormais à craindre les outrages ;
Et nous, qui la pleurons, dans ce triste séjour
Nous irions tous les ans solenniser ce jour,
Nous irions demander à ce lieu solitaire
S’il est vrai que la mort nous cache un grand mystère,
Et si dans le tombeau ceux qui sont endormis
N’entendent pas encor la voix de leurs amis !
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