Résumé

Georges-Louis Duvernoy Discours prononcé sur la tombe de M. Reisseissen… (1828)

Mais, pour exercer avec succès le ministère de la médecine, que l'homme vertueux regarde bien aussi comme une sorte de sacerdoce, la science la plus profonde, telle que l'avait acquise l'ami que nous pleurons, ne suffit pas. Il faut avoir encore, comme lui, un jugement exquis ; il faut une activité d'esprit soutenue, une chaleur de coeur qui ne se refroidit jamais, qui fait compatir aux maux de ses semblables, qui donne le
besoin pressant de les soulager, qui devient la source pure d'un dévouement sans réserve pour les malheureux, quelque soit leur rang ou leur fortune.
Source : Gallica

Georges-Louis Duvernoy Discours prononcé sur la tombe de M. Reisseissen… (1828)

La confiance générale qu'il justifiait à tant de titres, confiance dont on peut juger par les regrets universels que sa mort excite, par son éloge qui sort de toutes les bouches, par le vide sensible de son absence, et qui est d'autant plus remarquable que cette ville, siége d'une faculté de médecine célèbre, compte, comme toujours, parmi ses médecins praticiens, les savans les plus distingués, cette confiance, dis-je, partagée par tant de monde, le força à une activité qui a consumé sa belle vie, avec une rapidité dont nous gémissons en ce moment.
Source : Gallica

Georges-Louis Duvernoy Discours prononcé sur la tombe de M. Reisseissen… (1828)

La plus douce espérance, au milieu des pertes que nous faisons tous les jours, nous sourit et nous console; celle que, parmi les jouissances qui composent l'éternelle félicité, Dieu accorde à nos proches, à nos amis, le pouvoir de s'occuper de nous, de protéger notre faiblesse, de soutenir nos efforts, pour arriver heureusement et sans regrets, comme REISSEISSEN, au terme de notre existence.
Source : Gallica

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